31.03.2009
Citation
Etre un écrivain catholique sans le sou, ce n'est pas une fatalité. C'est plutôt une obligation.
17:22 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.03.2009
La voie
Ce sont les catholiques qui m’ont longtemps tenu éloigné du catholicisme… Peut-être parce que si j’ai toujours eu (évidemment diront certains…) beaucoup d’indulgence pour la faiblesse, je n‘ai par contre jamais pu supporter l’hypocrisie et le mensonge qui sont comme des miasmes infectés ajoutés à des crachats ordinaires.
Si je n’ai jamais eu d’autre sentiments que de la compassion ou de la pitié pour une prostituée du bois de Vincennes, la même officiant en jupe plissée dans les rallyes versaillais et couvrant ses vices si misérablement communs des oripeaux de la sainteté a toujours suscité en moi une haine sans mesure que je veux bien reconnaître comme étant une faille de mon aptitude à la charité mais que je sais ne jamais pouvoir guérir.
Le spectacle que m’a donné le « milieu catholique » a longtemps été l’exacte négation de tout le sublime chrétien. Toute puissance des convenances sociales, esprit de caste, turpitudes exemptes de mauvaise conscience, saleté effacée à coups de génuflexions, théâtralisation des offices religieux, prétention, mépris…
Pendant longtemps, si l’on m’avait demandé ce qu’était une jeune fille catholique en France, je n’aurais pu que répondre : c’est une jeune fille fiancée, portant un prénom composé, qui, après une soirée bien arrosée passée dans des bars à la con, se fait tringler par un militaire de passage avant d’épouser son crétin de cocu au cours d’une brillante messe en latin à laquelle il ne manquera ni un Ave Maria ni un bouton sur les uniformes de cousins Saint-Cyriens.
Confit de vices et de tares, je ne rencontrais que des gens encore plus décadents que moi mais se prévalant d’une supériorité et surtout d’une immunité due au titre de catholiques qu’ils se conféraient.
Pas vraiment de quoi susciter une vocation.
On dira alors que ma foi est bien pauvre et bien fragile pour être ainsi soumise aux aléas de son incarnation humaine contemporaine.
Je le reconnais volontiers. N’étant ni un mystique ni un intellectuel, j’ai besoin d’exemples charnels qui suscitent mon admiration et me tirent vers le haut. Les Saints me fascinent mais sont bien trop gigantesques et trop éloignés pour me soutenir au quotidien. J’ai besoin de voir qu’en pataugeant dans la même boue ambiante que moi, en étant nourri du fiel immonde dont sont nourris nos jours, il est encore possible de marcher, même en trébuchant, dans les pas sublimes de ces figures sacrées… Et ces exemples espérés ne sont bien évidemment pas des êtres parfaits et sans défauts, mais des hommes en tension vers le Vrai, le Juste et le Beau et dont les efforts pour y parvenir sont sincères et désintéressés.
16:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.03.2009
Michael Landon, uno di noi!
Je n’aime pas que l’on moque mon goût pour « la petite maison dans la prairie » et qu’on le mette négligemment sur le compte d’une naïveté un peu stupide mâtinée de sensiblerie excessive.
Comme la plupart des connards de ma génération, j’ai raclé suffisamment profondément la boue de la nature humaine pour n’avoir absolument aucune illusion sur celle-ci.
Mais avoir pu ressentir dans ma chair, en la commettant ou en la subissant, toute la vilénie, tout la lâcheté, tout la bassesse, toute la turpitude, toute la saleté dont était capable l’homme ne m’a jamais empêché de croire à l’existence de caractères supérieurs capables de dominer tous ces penchants.
Il y a des gens qui vivent proprement, même s’ils ne sont qu’une dérisoire poignée.
Je pense que cette vie simple (et non simpliste), épurée, pauvre, exigeante, couronnée d’une foi humble et tranquille n’est non seulement pas ridicule (qu’un moderne quelconque puisse se voir une seule fois gesticulant en boite de nuit ou tentant de survivre dans un RER bondé et ce mot disparaîtra à jamais de son vocabulaire) mais qu’elle est la seule souhaitable, la seule digne.
Je hais ce cynisme qui moque la confection des tartes aux pommes, le ramassage de bois et les piques niques familiaux. Avec quel contre- modèle ? Les beuveries prétentieuses sous couvert de discussions politiques ou artistiques ? Les soirées « Sex and the City » entre copines ? La multi-socialité des facebook et autre meettic ? Le rotary club ? MTV ? Le célibat friqué noyé d’alcool et de médicaments ? Eyes Wide Shut ?
On me rétorquera alors que le modèle n’est pas tant ridicule « qu’irréaliste ».
C’est faux. Je l’affirme avec d’autant plus de tranquille certitude que j’ai rencontré des Monsieurs et Madme Ingalls, qui ne seraient peut-être pas flattés de cette comparaison mais qui auraient bien tort.
Je sais qu’il y a, quelque part, une petite maison dans la prairie. Et cette certitude, associée à l’amitié, la littérature et le bon vin, me prémunit autant contre la haine que contre le désespoir.
19:17 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.03.2009
Privatisation
N'ayant pas fermés les commentaires chez moi pour être commenté chez les autres, ce merveilleux blog plein de haine, de mépris, d'aigreur mégalomane et autres joyeusetés ferme ses portes au public.
13:22 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.03.2009
Irelande
17:19 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Fin d'après-midi
Assis à la terrasse, un verre de Chablis posé sur le petit guéridon qui prolongeait son bras, François se disait que cela valait quand même la peine. Parce qu’il faisait beau, parce que les filles étaient si jolies dans leurs robes cintrées que l’on pouvait feindre un instant d’oublier ce qu’elles sont, parce qu’on était vendredi et que s’offrait la perspective de deux jours de paresse et de lecture, et surtout parce qu’on attendait un ami.
Un rendez-vous avec un ami est un moment toujours précieux car épuré de toutes les lourdeurs salissantes qui encombrent les relations sociales et amoureuses. Pas d’artifice, pas de lutte de pouvoir, pas de singeries d’ego, pas de stratégie de séduction… Juste la tranquille simplicité de l’estime et de la complicité.
Pas forcément grand-chose de nouveau à se dire depuis hier mais toujours une idée à reprendre, à prolonger, un souvenir à ranimer, un projet à esquisser, une image à partager…
Et de grands rires qui éclatent comme des grenades entre les jambes des passants.
17:18 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Collection d'Arnell Andréa
16:59 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Postures et imposture
C’est celle qui se jetait le plus théâtralement à genoux et hululait hystériquement les cantiques qui abandonne son mari 6 mois après le mariage pour filer avec un autre crétin rencontré via myspace.
C’est celui qui avait les plus belles paraboots et la collection de badges la plus complète qui travaille aujourd’hui dans la fusion acquisition bancaire.
C’est celle qui portait les plus longues jupes plissées qui demande qu’on lui mette aussi quelque chose dans le trou inoccupé.
Ce sont ceux qui ont le plus chanté la déréliction et l’errance alcoolique qui rejettent celui qui les a trop bien écoutés, quand l’éthylisme n’est plus synonyme de dandysme littéraire mais de maladie et de destruction.
Ce sont ceux qui réclament le plus ostensiblement « un verre d’eau pour leurs antidépresseurs » qui ne posent jamais la moindre question sur le moral ou la santé d’autrui.
Ce sont ceux qui font interminablement chier à propos des formes liturgiques qui en oublient d’être chrétiens et ont rayé depuis bien longtemps charité et humilité de leur vocabulaire.
16:54 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Art régénéré

10:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Diphtongue
- Salut
- …
- C’est toi le blog « mescouillessurtonnez.com » ?
- Disons que c’est moi qui mets des textes et des images sur ce blog, oui.
- Ha ok... ben je t’imaginais pas comme ça…
- Ha, c’est passionnant.
- Tu ressembles pas à grand-chose en fait…
- Ben en même temps sinon je ne serais pas bloggeur, je serais vivant.
- Je comprends pas…
- Moi non plus.
- C’est marrant les blogs, c’est un peu comme la radio, on passe son temps à imaginer les gens qui sont derrière.
- Quand on a du temps à perdre et qu’on est un peu conne peut-être mais sinon on peut aussi se contenter de lire ou d’écouter.
- Tu m’insultes ?
- Je ne crois pas.
- Ha ok, je préfère…
- Tant mieux.
- Tu me payes un verre ?
- Non.
- T’es radin ?
- Non, je suis fatigué.
- Quel rapport ?
- Aucun.
- Tu connais l’adresse de mon blog à moi?
- Non, mais je l’ai déjà lu.
- Ben c’est pas possible…
- Je t’assure que si.
10:12 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


