28.07.2009
Objectif nul
Au sein de la hiérarchie des jouissances féminines, il en est une d'une toute particulière sapidité consistant à être l'enjeu d'une rivalité ou, mieux encore, d'une brouille entre deux amis.
Bien misérable pourtant est le lien qui peut ne serait-ce qu'être écorché par une telle cause.
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23.07.2009
Il n'y a qu'un pas
Elle me dit que je suis le garçon le plus intelligent qu’elle ait rencontré dans sa vie, puis elle se vexe que je ne considère pas cela comme le compliment du siècle, ensuite elle s’énerve de mon absence de dénégation embarrassée, de mon silence, et enfin elle hausse les épaules en marmonnant que je suis vraiment un gros con.
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21.07.2009
1951
"Une histoire d'amour", film plutôt mineur avec Louis Jouvet et Daniel Gélin sur la bêtise bourgeoise.
On en vient à regretter ce monde figé d'avant l'éructation soixanthuitarde, cette société sclérosée et perclue de rigidités morales et sociales où la passion était encore possible car exigeant une transgression pas encore institutionnalisée.
Interdits, obstacles et menaces parsemaient le parcours amoureux.
Le drame restait une éventualité.
Aujourd'hui, il ne peut qu'être un piteuse construction virtuelle, le produit d'une volonté psychologique malade s'inventant du complexe pour tenter d'échapper au banal.
A l'heure où les mères, à Neuilly comme à Clichy, glissent des boites de capotes dans le sac de leurs fille de 15 ans partant en voyage sscolaire, où des groupes d'adolescentes agitent des pancartes "Baisez nous cette nuit" dans des concerts, et où les "catholiques", après deux verres, se vantent de sucer des bites, que peut-il rester sinon la chair mécanique et l'inévitable ennui?
15:16 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Paris, un peu mieux chque jour...
J'étais accablé de voir des gamins les écouteurs vissés dans les oreilles alors qu'ils se promenaient avec l'un ou l'autre de leurs parents (rarement les deux).
J'observe aujourd'hui de plus en plus souvent la situation inverse.
15:08 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les mots de l'amour
- "Tu me remplis bien..."
15:04 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.07.2009
Eveil
Face au miroir, il contemplait les marques bleuies et les boursouflures qui constellaient son visage.
Son coeur battait à un rythme accéléré qui le faisait presque hoqueter.
La douleur, la peur qu'il avait ressenti en découvrant le sang, son sang, répandu sur le carrelage crasseux du bistrot, l'avaient violemment sorti des limbes de l'alcool pour le ramener dans le monde des vivants. De son arcade fendue, de la brûlure des coups avait jailli une sourde exaltation jusque là inconnue.
Il n'était plus las, n'avait nulle envie de boire, ne percevait plus la morose laideur de son environnement étouffant. Il ne subistait plus en lui que de la rage et l'étrange plaisir de son corps meurtri.
Le cimetière de son regard si longtemsp abandonné à la grisaille du bitume était à nouveau éclairé de promesses d'étincelles.
Passant lentement les doigts sur son visage bosselé, pour la première fois de son existence, il se trouvait beau.
12:36 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.07.2009
Comédie dramatique
François éteignit le téléviseur. Après quelques tâtonnements sous la couette roulée en boule dans son dos, il retrouva le boîtier du DVD et en inspecta la jaquette.
« L’action se déroule en 1960… » 1960… Pas même un demi siècle, pourtant la vision d’un péplum n’aurait pas été plus dépaysante. A travers ces images, il avait fait la découverte improbable, incroyablement lointaine, douloureusement étrangère, d’un pays inconnu qui portait pourtant le même nom que celui dans lequel il se débattait depuis déjà plus de trente ans.
François plissa alors les yeux, les fermant presque, pour tenter de trouver des ressemblances, des proximités, des points de contact… Rien à faire. La ville qu’il avait eut sous les yeux durant 1h30 n’avait rien de commun avec celle que ses pas foulaient chaque jour. Elle n’était pas simplement différente, elle était autre.
Plus de tumulte mas le chaos, plus de peuple mais des accessoires de téléphonie en costumes ou mini-jupes, plus de pauvres mais des racailles, plus de conversations mais des coups de téléphone et de sms, plus de courtoisie mais l’indifférence agacée, plus de jeunes filles mais des simulacres de magazines, et plus d’hommes bien sûr, remplacés par des enfants perpétuels, arrogants et apeurés.
La tristesse qui envahit alors François était elle aussi très différente de celle qui était devenue sa vieille compagne presque amadouée. Celle-ci était plus intense, plus charnelle, moins intellectualisée. Proche de la rage impuissante, elle débordait de tout son être et, cette fois, il ne cherchait pas à la contenir.
Il posa son front sur la fraîcheur de la fenêtre et laissa couler quelques larmes enfin sincères car n’étant pas le fruit d’un nouvel apitoiement narcissique ou d’une énième fêlure de l’ego mais de vrais pleurs de compassion pour un pays défunt.
Un pays que sa peau, son sang, son cœur et son âme étaient programmés à chérir et à défendre et qu’on lui avait volé au berceau.
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09.07.2009
Souvenirs, souvenirs
14:30 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Désordre
- « Ha c’est marrant, j’aurais cru voir plus de livres chez toi… »
- « Je ne suis ni collectionneur ni exhibitionniste. »
- « Ca veut dire quoi ? Tu les brûles après usage ? »
- « Je les donne… Et puis je ne lis pas tant que ça… »
- « Tu rigoles ? Tu es la personne que je connais qui lit le plus… »
- « En même temps, c’est pas vraiment un exploit… »
- « Pardon ? Ca signifie que mes autres amis sont des cons ? »
- « Lire n’a jamais empêché de l’être. Même si ça peut aider un peu, à la marge, c’est vrai… »
- « Tu m’offres un verre ? »
- « J’ai du vin et de la vodka. »
- « Et des verres propres ? »
- « Ca je sais pas... Je vais voir… »
- « C’est particulier ta déco… Cette affiche géante d’Ordre Nouveau notamment…
- « C’est un ami qui me l’a offerte. »
- « T’as de drôles d’amis ! »
- « Oui, j’ai cette chance. »
- « Ca te fais chier que je sois là ? »
- « Non. Pourquoi ? »
- « Ben je sais pas... T’étais plus marrant hier soir. »
- « J’étais plus saoul. »
- « C’est curieux quand même de s’être retrouvés dans ce bar. C’est peut-être un signe… »
- « Un signe de quoi ? »
- « De rien… je sais pas… »
- « Tu vas souvent seule dans les bars ? »
- « J’attendais une copine. »
- « Qui n’est jamais venue… »
- « Où veux-tu en venir ? »
- « Nulle part. »
- « Ecoute je crois que je vais partir… »
- « D’accord. »
14:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
On est les champions!
Les Français sont les pires touristes du monde
Selon une étude Expedia / TNS Infratest, les Français, pour la 3e année consécutive, conserve leur titre de "pires touristes du monde".
Qu'est qu'on nous reproche. Déjà, nous sommes réfractaires "aux langues étrangères" et " nous continuons à bredouiller des mots de français à droite à gauche dans l’espoir d’être compris par nos hôtes qui se doivent de maîtriser la langue de Molière". Ensuite, "non contents de ne jamais donner de pourboires", nous sommes maintenant les 2e plus grands râleurs du monde (ex aequo avec les Anglais). Ensuite, " fini le temps de la courtoisie à la française ou de la galanterie de nos hommes, les Français savent s’abstenir de tout savoir-vivre… " Les Japonais, les Anglais et les Canadiens sont les touristes les plus appréciés.
09:28 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


